Orientations pour 2012-2015

Rapport d'activités 
2013-2014

 

Trois axes de développement de l’action

Au-delà de l’ambition qui caractérise l’action socioculturelle de l’Accoord, mais au-delà aussi de l’ambition formulée pour ses publics, il se dégage, pour les quatre années à venir trois axes de développement de l’action, trois orientations majeures.

L’action éducative, sociale et culturelle

Une des singularités de l’Accoord réside dans le fait que l’implantation de proximité des centres socioculturels permet de définir un projet local sur chaque partie du territoire nantais. Ce projet local se fonde bien sûr sur le projet social du centre socioculturel, mais, plus globalement, il intègre toutes les dimensions de mise en œuvre de l’action au plan du territoire (accueil de loisirs, accueil jeunes, ludothèque, bibliothèque, cyberespace, ateliers, …). C’est normalement une garantie de cohérence de l’action et un gage d’efficience. En interrogeant en permanence la qualité de son action éducative, sociale et culturelle, l’Accoord se donne les moyens d’une action adaptée aux attentes et besoins des usagers et participe par la même à la qualité de vie sur le territoire nantais.

L’implication citoyenne

L’Accoord est une véritable association et entend s’assumer comme telle. A ce titre, et parce qu’elle se revendique comme association d’éducation populaire, elle vise l’implication de ses membres dans le projet associatif, dans l’action associative développée. C’est à ce titre que l’Accoord, en référence à ses valeurs,  participe à la vie démocratique nantaise, mais aussi qu’elle permet à ses membres de développer leurs compétences citoyennes  et de participer au développement d’un « mieux vivre ensemble ». L’ambition  de l’Accoord intègre donc une dimension émancipatrice qui vise l’individu dans sa singularité, mais qui vise aussi le développement de lien social et par la même  la cohésion sociale.

Des initiatives dynamiques et visibles

L’Accoord développe une grande quantité d’actions sur des plans très diversifiés. La cohérence de ces actions avec le projet de l’Accoord doit être une priorité de tous les instants. Au-delà de cette ambition, La question de la lisibilité de l’action de l’Accoord est globalement posée. Le fait d’être délégataire du service public tend, de fait, à atténuer la lisibilité de l’Accoord, parfois même à la déformer… Il y a donc un véritable enjeu à redéfinir les axes d’une politique de lisibilité partagée au sein de l’association. Au cœur de cette ambition, la mise en cohérence et le développement d’initiatives diversifiées et visibles doivent être recherchés. Ce travail doit tendre à renforcer notre identité propre, et doit être le reflet de notre ambition.

L’action socioculturelle de l’Accoord

L’Accoord est sans aucun doute une structure originale et singulière dans le paysage de l’animation. De par  son champ d’intervention très vaste,  de par sa vocation indissociablement éducative, sociale et culturelle,  et de par ses  missions diversifiées; l’Accoord occupe une place importante sur le territoire nantais dans le champ de l’animation sociale et culturelle.

Forte de son histoire et de son « maillage territorial » dense, l’Accoord développe une action socioculturelle qui n’a cessée d’évoluer au fil du temps. Aujourd’hui de nouveaux défis, de nouvelles perspectives s’ouvrent à l’Accoord, sa logique d’action doit donc sensiblement évoluer pour toujours mieux répondre à ses missions, mais aussi pour rester fidèle à son ambition ré exprimée ci dessus.

Les principales caractéristiques de notre action socio-culturelle, redéfinis ci-dessous, en terme d’ambition pour les années à venir caractérisent notre volonté de jouer un rôle toujours aussi important au sein de la ville, au service des nantais.

L’intergénérationnel

L’Accoord a cette singularité de développer des activités qui concernent tous les âges de la vie… ou presque ! A ce titre, il lui revient sans doute d’être dynamique dans la rencontre des générations, voire d’être proposant d’initiatives développant cette rencontre. Les contours de la question de l’intergénérationnel restent pour nous à préciser : il ne s’agit pas de la restreindre au champ de la relation entre les personnes âgées et les autres générations… Ce serait réducteur ! Elle doit être abordée sous l’angle de la globalité des interrelations entre les habitants d’un même territoire. L’échange réciproque est de fait une des richesses majeures de toute dynamique de rencontre intergénérationnelle. La rencontre intergénérationnelle fonde également la mixité dans toutes ses dimensions, et ce n’est pas le moindre de ces intérêts.

Une ambition pour l’Accoord

Pour l’essentiel en la matière notre rôle est sans doute d’entretenir la réflexion et l’expérimentation sur cette question fondatrice du « mieux vivre ensemble ». L’Accoord peut constituer à terme une plateforme d’expertise originale sur ce sujet, et doit envisager de générer un événement réflexif et démonstratif sur ce domaine.

Le rôle d’un centre socioculturel

L’évolution des équipements telle que voulue par la ville de Nantes réinterroge par certains aspects l’identité même de centre socioculturel. De fait, aujourd’hui le projet social du centre social doit s’inscrire dans un projet local global. La question de son articulation avec le projet global de l’Accoord reste pour autant posée. La juste place des centres socioculturels par rapport aux politiques publiques est un sujet d’actualité : entre un rôle d’acteur, de relais, voire de médiateur, comment s’y retrouver ?

Aujourd’hui des questions se posent aussi sur la notion même de proximité, qui a sans doute évolué sous le coup des évolutions de l’environnement. La notion de proximité doit être redéfinie  et partagée dans le projet de l’Accoord. La question de l’accessibilité est aussi une question à approcher globalement à l’échelle d’un centre socioculturel.

Une ambition pour l’Accoord

Les projets sociaux doivent rester la pierre angulaire de l’intervention des centres socioculturels en matière d’animation globale. Une attention doit demain être reposée sur la fonction d’accueil dans les centres de l’Accoord, à fortiori dans les nouveaux équipements. L’exigence de démocratie participative, constitutive du projet de l’Accoord, doit être clairement traduite dans le projet des centres socioculturels. De même qu’elle doit faire l’objet d’un travail partagé à l’échelle globale de l’Accoord.
Une ambition plus importante en termes d’évaluation, de l’action et de l’influence des centres socioculturels doit constituer un objectif. Les centres socioculturels ont, dans le territoire, vocation a constituer une « tête de pont » en termes d’interaction entre les associations, de mobilisation de partenaires, de ressources, d’observation et de diagnostic, d’interaction entre les publics (brassage et mixité), et de repérage des isolements. En cela ils constituent un véritable levier pour l’inclusion sociale. Le centre socioculturel semble être le lieu de l’intergénérationnel.

La participation, la gouvernance

La question de la place des usagers et des conseils d’équipement dans la gouvernance globale de l’Accoord revient de manière récurrente dans l’histoire de L’Accoord. Les événements récents auxquels à été confrontée l’Accoord ont sans doute contribué à redonner une acuité particulière au sujet. C’est pourtant dans le sens même du projet que de travailler de manière concertée, et que d’impliquer l’ensemble des acteurs dans le développement du projet.

Une ambition pour l’Accoord

Le travail en cours relatif à l’évolution des statuts réinterroge la place des différentes catégories de membres au sein de l’Accoord. De ce projet,  la vie associative fondée sur les conseils d’équipement sort renforcée. L’ambition est maintenant de développer la vie associative de l’Accoord en densifiant son fonctionnement, en développant des logiques renforcées d’accueil et de formation des bénévoles : en l’inscrivant de manière plus forte dans une démarche d’éducation populaire. Une mission permanente d’appui, confiée à un salarié, est créée en ce sens. La charte de fonctionnement en cours d’élaboration, et qui accompagnera l’évolution des statuts devra consacrer la place des usagers dans le fonctionnement des activités, et la place des conseils d’équipements dans la vie associative de l’Accoord. Un travail important est aussi à conduire entre bénévoles et salariés afin de renforcer toujours les synergies d’action.

L’action culturelle

Plusieurs modalités d’action doivent structurer le projet culturel de l’Accoord : la médiation, les pratiques, la diffusion et la création. Ces différentes modalités sont bien sûr génératrices de partenariat, à l’échelle de l’Accoord, comme sur les territoires. Elles sont aussi des leviers d’action pour la mise en œuvre des projets locaux.

Une ambition pour l’Accoord

La vocation de l’Accoord, tout comme son ambition, invitent à la définition d’une réelle ambition en matière culturelle. Le travail en partenariat, avec les institutions comme avec le milieu associatif, doit jouer dans la réalisation de dans cette ambition un rôle central, et ce que l’on parle de médiation, de développement des pratiques, de diffusion ou de création. Compte tenu des opportunités et ressources qu’offre le territoire nantais, mais compte tenu aussi du vecteur de participation des habitants que constitue la culture, il semble essentiel de travailler cette ambition à l’échelle des quartiers, plus qu’à l’échelle globale.
L’Accoord dispose de moyens pour agir (salles de diffusion, locaux de répétition, ateliers,..) et est reconnue sur plusieurs événements comme acteur du développement culturel, pour autant  la question de la lisibilité globale de l’action culturelle de l’Accoord reste posée.
Dans la mise en œuvre des moyens liés à notre ambition, il conviendra de bien resituer la place et le rôle des personnels d’animation de l’Accoord.

L’interculturel, l’international

L’action de l’Accoord sur ce champ reste faible, et de ce point de vue un état des lieux reste à produire. A l’évidence quelques clarifications conceptuelles demeurent à faire. Il semble que ce champ d’action soit un levier très intéressant pour agir en direction des collèges.

Une ambition pour l’Accoord

Au-delà des préoccupations multiculturelles, il nous faut porter une véritable ambition en termes de projets interculturels.
L’éducation à la solidarité constituent une manière de regarder le monde et de prendre en compte l’autre, elles sont intrinsèquement porteuses  d’émancipation ;  nos projets en la matière doivent donc se développer en direction des enfants et des jeunes notamment.
Au-delà de la solidarité, le « chemin de la coopération » doit être exploré. Inscrits dans le long terme, les projets de coopérations sont le signe d’une co-construction au service réciproque des acteurs. C’est une visée qu’il nous faut avoir, et pour ce faire, il nous appartient de nous inscrire dans des réseaux et plateformes travaillant déjà sur ce champ.
La rencontre de l’autre, nous semble être un très bon vecteur d’implication des jeunes notamment.

Le développement durable

Au-delà de l’attention dont jouissent les questions environnementales, la prise en compte des questions de développement durable par l’Accoord est posée. Il faudra dans ce travail complexe, résister à la tentation première de seulement « verdir » l’image de l’Accoord. Il s’agit pour l’Accoord d’engager un véritable travail de fond qui doit, à terme, transformer nos pratiques internes. Ce travail nécessite une coopération avec divers acteurs spécialisés en la matière. Un travail préalable s’impose à l’Accoord afin de réunir les conditions favorables à l’engagement dans une telle démarche.

Une ambition pour l’Accoord

​L’Accoord, compte tenu de son rôle, et de son ambition dans le champ éducatif, social et culturel nantais se doit d’inscrire son action dans une politique de développement durable. La perspective de mise en œuvre d’un Agenda 21 constitue, à cet égard l’axe fort de cette volonté. Pour autant, compte tenu de la taille et de la complexité de l’Accoord, une phase préalable sera nécessaire afin de réunir les conditions de réussite, à terme, d’un tel engagement. Les enjeux sont pour l’Accoord de plusieurs ordres :

  • La volonté de réduire notre empreinte écologique globale,
  • La volonté de poursuivre notre travail d’assainissement économique,
  • La volonté de créer, de renforcer de la cohésion au sein de l’association,
  • La volonté de nous inscrire comme acteur de l’éducation populaire mobilisé sur ce champ.

[Blog de l'Agenda 21 de l'Accoord]

L’animation volontaire, l’engagement

L’éducation est globale et continue. A ce titre, elle concerne tout le monde, et ne peut donc pas être de la seule responsabilité des « professionnels de l’éducation ». L’éducation ne se restreint ni à la sphère scolaire, ni à la sphère familiale, ni bien sûr à la sphère du temps libre. L’éducation et la culture, dans une perspective de développement du lien social, nécessitent donc une implication déterminée de tous les citoyens à tous les niveaux.

Une ambition pour l’Accoord

L’Accoord constitue, en soit un bon espace d’engagement volontaire. La diversité de ces activités représente un terrain conséquent propice à l’engagement éducatif dans une perspective de transformation sociale.
De ce point de vue deux chantiers d’importance peuvent être mis en perspective :

  • Un travail sur l’engagement associatif et sa reconnaissance doit pouvoir être approfondi au sein de l’Accoord. Des liens avec des initiatives existantes dans l’environnement associatif et fédératif doivent être recherchés. Quelques références sur le sens de l’engagement doivent être posées en préalable ; mais il sera aussi essentiel de retravailler à la question des mobilisations…
  • Un travail sur l’animation volontaire, qui peut, sur le fond permettre à des jeunes notamment de se « confronter » aux responsabilités et à l’action éducative, sans avoir pour autant comme horizon d’en faire un métier. Un modèle est à construire sur ce plan au sein de l’Accoord, en lien avec les professionnels de l’animation et les bénévoles de l’Accoord. Un tel projet peut aussi servir nos perspectives d’animation des 16-25 ans.

Les publics de l’action

L’Accoord a la particularité de concerner, par son action très diversifiée tous les publics de l’enfance à l’âge adulte.

L’enfance

La question de l’enfance est largement dominée à l’Accoord par la question des accueils en ALSH. Cet accueil de loisirs, qui procède de la commande publique, via la Délégation de Service public (DSP) que la ville de Nantes confie à l’Accoord, se doit pour autant d’être adossé à un projet éducatif fort, explicite et véritable repère de sens pour les acteurs. La place des différents acteurs dans ces accueils est aujourd’hui encore à revisiter, celle des parents notamment. Au delà des ALSH, l’Accoord a vocation à concerner l’enfance en d’autres occasion, dans ou hors des structures, l’intensification de l’action sur ce registre se pose aujourd’hui.

Une ambition pour l’Accoord

Les enjeux concernant l’enfance renvoient principalement à la question de l’accueil éducatif sur le territoire nantais. L’ambition qui est la nôtre doit demain nourrir un projet éducatif ré-exprimé et partagé par l’ensemble des équipes locales. Cette ambition éducative doit nourrir les projets sociaux des équipements et bien sûr constituer  la référence à partir de laquelle se construisent les projets pédagogiques des différentes formes d’accueil des enfants (ALSH, séjours, bibliothèques, ludothèques, ateliers, accompagnement scolaire,…). Une attention particulière doit être portée à l’accueil éducatif de la petite enfance.
Cette ambition doit obéir à trois préoccupations majeures :

  • L’accessibilité de tous à l’action éducative, ceci doit nous amener à reposer nos règles en la matière, et à en corriger les effets pervers.
  • Le respect du principe de mixité, dans toutes ses dimensions (social, genre).
  • L’implication des enfants dans l’action éducative, car la participation est une composante majeure de la construction de leur personne.

La prise en compte globale des temps de l’enfant doit amener l’Accoord à plus d’implication dans le développement de réponses éducatives qui vont au-delà de l’accueil en ALSH et promeuvent une véritable continuité éducative.
Le travail sur la place et l’information des parents dans la mise en œuvre des activités enfance doit faire l’objet d’une attention particulière.

Les jeunesses

La question des adolescents (12-15 ans pour l’Accoord) et des jeunes adultes (16-25 ans pour l’Accoord) demeure un réel sujet à approfondir, et ce d'autant plus que ceux-ci évoluent dans leurs comportements, dans leurs besoins, dans leurs usages de la ville. La question de l’ambition éducative reste à préciser pour l’Accoord concernant ces publics. Parmi l’ensemble des questions, celle des lieux d’animation est posée (clubs ados notamment, ateliers, cyberespaces, séjours…) de manière récurrente.
Concernant les 16-25 ans l’Accoord se doit de définir, de redéfinir son projet. Au-delà de l’action éducative, il s’agit d’accompagner des jeunes dans leur propre construction et dans leur insertion sociale.

Une ambition pour l’Accoord

A partir de la diversité des pratiques de l’Accoord aujourd’hui recensées, un véritable travail d’analyse doit être conduit dans les années à venir afin de préciser notre ambition en direction de ces publics. Un nouveau cadre d’action doit pouvoir émerger à moyen terme.
Ce travail d’analyse et de projection est nécessaire et fondamental, il ne doit cependant pas nous empêcher, à court terme, de rénover nos formes et propositions d’animation. A ce titre une attention particulière doit être portée aux contenus ainsi qu’aux nouveaux supports et outils de communication (réseaux sociaux, SMS,..). Le travail en réseau avec d’autres acteurs (collèges, lycées, associations, instituions,…) doit être intensifié, à l’échelle globale, comme dans les territoires, et doit se fonder sur de véritables projets partagés.
Le travail à court terme sur le public 16-25 ans doit se concentrer sur les territoires ou une dynamique expérimentale est à l’œuvre, ou naissante.
D’un point de vue global, une part de l’ambition évoquée concernant l’enfance, notamment en ce qui concerne le projet éducatif, peut être reprise pour le public adolescent, de même que l’attention particulière à porter à la relation aux parents.

Les adultes

La question de nos formes d’animation et de propositions est fréquemment interrogée : Comment les diversifier, les renouveler pour éviter de tomber dans « une routine », comment prendre en compte l’hétérogénéité du public et la diversité de ses attentes, comment stimuler l’initiative et susciter l’envie de « faire ensemble » par exemple ! Sur la base de ces questionnements, les réponses apportées en terme d’animation sont variées et permettent le plus souvent de créer du lien social et participent au « mieux vivre ensemble ». La question de la fonction d’accueil demeure un sujet complexe, à réinterroger constamment pour l’ensemble du public, et plus particulièrement pour les publics les plus fragiles. Dans cette approche, il ne faut bien sûr pas négliger la nécessité d’aller au devant des publics.

Une ambition pour l’Accoord

Pour l’Accoord, l’animation adulte ne peut se limiter à la lutte contre toutes les formes d’exclusion sociales, elle doit véritablement se fixer pour ambition l’inclusion sociale de toutes et de tous. L’animation adulte n’est donc pas, à partir de cette affirmation, inscrite principalement, dans une dimension « réparatrice », mais s’inscrit au contraire dans une ambition « émancipatrice ». A ce titre notamment, elle s’inscrit dans une perspective d’éducation populaire.
Par ce qu’elle génère de rencontres, d’activités communes, d’échanges, elle contribue très directement à la création de lien social, à l’échange réciproque. A ce titre, elle constitue un vecteur de lutte important pour lutter contre toutes les formes d’isolement, comme, dans un autre registre, pour développer toutes les mixités. Les projets sociaux des équipements se doivent de traduire clairement cette ambition et de la décliner en action.
L’action vers les adultes passe avant tout par des démarches participatives qui visent l’implication de chacune et de chacun.
La rencontre conviviale, l’accueil de tous, le soutien à l’initiative des individus, dans des lieux de vie conçus en ce sens ; constituent donc des priorités pour l’Accoord en matière d’animation adulte.

Les familles

Les familles évoluent et l’Accoord se doit dans ses modes d’intervention de prendre en compte cette diversité sans cesse renouvelée (familles monoparentales, recomposées,…). La vie et le quotidien des familles est lui aussi en évolution constante : les réalités économiques et sociales, les choix éducatifs (parmi cela l’angoisse scolaire !), la conciliation vie professionnelle/vie familiale, les écrans… sont autant de marqueurs qui orientent le choix et modes de vie des familles, donc peuvent influer sur notre action en leur direction.

Concerner la famille, dans ses diverses formes, c’est bien sûr prendre en compte d’abord les parents, et plus largement ses autres composantes. Notre approche des parents renvoie à trois dimensions essentielles et complémentaires de leur rôle :

  • les parents usagers de nos activités : utilisateurs directs ou indirects de services,  de nos activités,
  • les parents éducateurs : avec lesquels il nous appartient de construire des convergences éducatives, en tenant compte particulièrement de la situation des parents isolés,
  • les parents citoyens : concernés par l’action publique en matière éducative, sociale et culturelle.

Une ambition pour l’Accoord

Pour l’Accoord, la famille est avant tout un autre milieu éducatif pour les plus jeunes ; institutionnellement parlant un autre acteur éducatif.
L’action éducative et culturelle de l’Accoord se veut donc complémentaire de celle de la famille, comme de celle de l’école du reste. Sur cette base, il appartient donc à l’Accoord de trouver les voies et moyens pour respecter la famille dans ses missions éducatrices, et éventuellement la soutenir dans ce rôle – soutien à la parentalité par exemple.
La place des parents dans nos structures d’accueil est également posée, et doit sans doute être plus identifiée et valorisée afin de faire vivre une véritable éducation partagée.
Les bibliothèques et ludothèques de l’Accoord constituent, à l’évidence un atout pour le développement d’initiatives d’animation conjointe parents/enfants. D’autres formes et lieux restent à inventer pour renforcer cette dynamique.

Le Congrès, 14-15 octobre 2011.